Jérôme Bocquet – Jouer n’est pas apprendre

Homo Ludens - Jérôme Bocquet - jouer n'est pas apprendre

Aujourd’hui j’accueille Jérôme Bocquet, le dirigeant d’Eikos Concepts.

Eikos Concepts est un organisme de formation qui propose des formations actives et ludiques. Dans cet épisode, Jérôme nous met en garde :

Jouer n’est pas apprendre

Il revient sur les pièges à éviter et les bonnes pratiques à respecter lorsque l’on utilise un jeu en formation.

Bonne écoute !

Les références de l’épisode :

4 réponses
  1. Evan BOISSONNOT
    Evan BOISSONNOT dit :

    Bonjour

    Je vous remercie pour le podcast. Très intéressant et qui amène à réfléchir.

    Certains passage où je ne suis pas d’accord par contre : ici, on a à la base un podcast biaisé pour moi. Ce n’est pas un jeu que l’on parle, mais bien une animation pédagogique.
    Le problème en utilisant le mot : jeu on fait penser à des jeux de sociétés, des jeux vidéos.

    Par contre, n’oublions pas un point : le positionnement ici est aussi suivant le formateur.
    Certain-e-s ne sont pas à l’aise avec le côté ludique, comme certain-e-s sont plus à l’aise avec le système TopDown.

    Et puis, ça va dépendre aussi du publique : les jeunes générations veulent aussi passer un bon moment.
    Oublions ce côté trop rigide des entreprises qui empêchent aussi le plaisir.

    Le plus important : passer un bon moment, non pas un but, mais comme un moyen pour permettre d’ancrer encore plus ce que l’on apprend.
    Si on y va avec souffrance, on n’aura pas envie de revoir là où l’on a souffert.

    On associe souvent plaisir avec jeu. Et je pense qu’il faut garder cette idée. Prendre du plaisir, apprendre par plaisir.
    Je plussoie cependant sur l’importance de débriefer.

    Ainsi, résumons : on a une mauvaise définition du mot jeu, on attend de prendre du plaisir et de passer un bon moment, tout en apprenant. L’important est bien sûr d’apprendre, et nous devons garder cet objectif durant toute la formation.
    Les jeux, les animations pédagogiques sont donc des moyens, pas des buts.

    Au plaisir
    Evan

    Répondre
  2. Romain Chaumont
    Romain Chaumont dit :

    Bonjour,

    Je trouve votre podcast super intéressant, et je vous remercie de l’animer, ça mene vraiment à réflechir sur mes pratiques en tant sur formateur et passioné de jeu.

    Au passage je suis d’accord avec 90% de ce que dit Jérôme au sujet de l’utilisation de jeux de formation. (Je suis moi même formateur et j’utilise régulièrement le jeu, mais avec nettement mois d’expérience sur le sujet ;))

    Après c’est vrai qu’il a tendance à être parfois un peu définitif (comme le sous entend Evan) dans sa manière de présenter les choses (« Il ne faut jamais utiliser un jeu du commerce pour une formation », par exemple), mais vu que c’est vrai dans 95% des cas, et qu’en tant que formateur on doit parfois le répéter 3 fois par semaine à des responsable de formation pour qui ce n’est pas clair, je ne peux que comprendre son positionnement ! 😉

    Après pour résumer, comme dit Evan, c’est l’objectif pédagogique qui doit primer, et le jeu rester un moyen parmi d’autres (d’ailleurs j’utilise de plus en plus d’activités ludiques et de moins en moins de jeu pour ma part…)

    Seul truc qui me chagrine un peu dans son interview (et Farid Ben Salem a fait la même erreur en moins appuyé, et que beaucoup font, et qui ne concerne pas directement son métier) : présenter donjons et dragons comme LE jeu de rôle, et presque le seul qui existerai… C’est une erreur malheureusement ultra courante

    En tant que rôliste dans ma vie perso, je trouve ça vraiment dommage, car ça a tendance à faire « fuir » pas mal du monde de ce loisir génial. Non pas que D&D soit un mauvais jeu de rôle, mais plutôt qu’il ne présente qu’une facette de ce loisir, un peu comme si je disais que le jeu de plateau se limitait aux Colons de Catane ou que le cinéma se limiterais aux films de Chaplin.

    Le problème en présentant les choses comme ça, c’est qu’on fait fuir ce qui trouve les règles de D&D trop lourdes, ceux qui abhorrent l’heroic fantasy (et ils ont bien le droit !) ou encore ceux qui ont plus de 40 ans et associe D&D et satanisme grâce à Mireille Dumas (ils sont de plus en plus rares ceci dit)

    Et pourtant, il n’empêche que tout ces profils peuvent apprécier le jeu de rôle, et j’en ai la preuve pour avoir eu tout ces profils autour de ma table, et d’avoir réussi à leur faire apprécier le jeu de rôle…

    En tout cas, je suivrais le podcast avec plaisir par la suite !

    Romain

    Répondre
    • Bocquet
      Bocquet dit :

      Bonjour Romain,
      Vous avez raison, le jdr est bien plus riche de D&D, ayant démarré en 1981, vous pouvez imaginer que j’en connais plein d’autres 😀, dont beaucoup sont passés de mode.
      Pour un vieux roliste comme moi, c’est celui qui a le plus le goût de la Madeleine de Proust 😎,
      Comme tous les bons mjj, quand je fais jouer des débutants, je lance des gommes derrière mon paravent et je m’assoie sur les règles

      Répondre
  3. Pascal Martinolli
    Pascal Martinolli dit :

    Bonjour, et merci pour cet excellent podcast :

    1) il valide entièrement mes pratiques pédagogiques ludifiées (principalement des méthodes, et un peu de concepts abstraits et des valeurs), biais de confirmation : j’aime.
    2) très riche et dense (à 1 idées par minutes, ça vous fait 65 idées dans ce podcast), c’est rare les podcasts que j’écoute deux fois ;
    3) très bien expliqué.

    Merci de votre générosité, vous avez condensé en 1h le coeur de votre pratique professionnelle. En se basant sur votre partage d’expérience, une personne un tant soit peu créative a toutes les pistes pour améliorer ses formations.

    Pascal

    Répondre

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